Jusqu’à présent, Walton Gggins avait essentiellement brillé à la télévision. The Hateful Eight, le nouveau film de Quentin Tarantino, l’aidera-t-il à conquérir le grand écran ?

Quel plaisir de revoir le grand sourire plein de dents et d’entendre à nouveau le savoureux accent sudiste de Walton Goggins, lui qu’on avait découvert il y a 13 ans dans la peau de Shane Vendrell, l’un des flics ripoux de la série The Shield. Abonné aux personnages de redneck raciste (qu’il incarne à nouveau ici), il avait jusqu’à présent trouvé ses meilleurs rôles à la télévision (leader d’un groupe néonazi dans Justified, transsexuel prostitué dans Sons of Anarchy). Après Django Unchained, The Hateful Eight est sa deuxième collaboration avec Tarantino. Il y est l’un des principaux moteurs comiques et vole la vedette à Tim Roth, Michael Madsen ou Jennifer Jason Leigh, comme il avait fait de même avec Michael Chiklis, l’acteur principal de The Shield. Présenté comme le shérif crétin au début du film, il arrive à donner de l’humanité à son personnage. Bien sûr, il faut aimer les cabotins car, à l’image des autres protagonistes de The Hateful Eight, il en fait des tonnes.

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Michael Chiklis et Walton Goggins, protagonistes de la série The Shield

Sinon, j’avoue m’être endormi trois fois pendant la vision du film. Le problème avec Tarantino, c’est qu’il fait tout le temps la même chose, mais c’est à chaque fois un peu moins bien. Ça cause, ça cause et ça finit dans un bain de sang. Sauf qu’on n’a plus la surprise ni le choc que l’on ressentait en voyant ses premiers films. À l’époque, on était tous capables de citer des répliques de Reservoir Dogs ou de Pulp Fiction. Qui pourrait en faire autant avec Django Unchained ? Je trouve que le charme des débuts a complètement disparu. Mon seul espoir est que ce film serve de tremplin à Walton Goggins pour qu’il fasse enfin le grand saut vers des rôles intéressants au cinéma.

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