Au cinéma, Alan Rickman était avant tout un acteur de seconds rôles. Il compte tout de même dans sa filmographie quelques films dont il est la tête d’affiche. Notamment Truly Madly Deeply, un Ghost qualité BBC par le réalisateur du Patient anglais.

Nina n’arrive pas à surmonter le décès de son mari Jamie. Sa soeur, son patron, son plombier polonais et sa psy tentent désespérément de la faire avancer mais elle se laisse dépérir dans son appartement envahi par les rats. Dès lors, son époux défunt n’a d’autres choix que de revenir d’entre les morts pour lui remonter le moral. Mais rapidement, ce dernier devient envahissant, invitant tous ses copains fantômes à regarder des vidéos dans le salon de Nina.

Une charmante comédie dramatique sur la difficulté à faire le deuil, portée par la formidable Juliet Stevenson (l’une des meurtrières de Drowning by Numbers de Peter Greenaway), une actrice avec un grain de folie à la Gena Rowlands capable dans un même plan de nous « faire passer du rire aux larmes ». Face à elle, un savoureux Alan Rickman (doté de superbes bacchantes) en revenant à la fois irrésistible et insupportable.

Originellement prévu pour la télévision puis finalement sorti en salle, Truly Madly Deeply est aussi le premier film d’Anthony Minghella, le réalisateur oscarisé du Patient anglais et du Talentueux M. Ripley.

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